• Comme dirais Michel : Les voies du Salève ne sont pas toutes patinées… en effet, seules les grandes classiques historiques « faciles » le sont… et pas qu’un peu ! En revanche, si vous avez le niveau d’engager un peu plus, c’est l’inverse, elles le sont bien moins qu’ailleurs… mais bon, là, c’est plus moi qui pourrait vous en parler !  

    Réflexions déontologiques :

    On m'a expliqué que si elles « s’usent » moins qu’ailleurs c’est justement grâce au juste équilibre entre leurs difficultés et l’engagement qu’elles impliquent. Cet équilibre garanti que seuls les grimpeurs ayant vraiment le niveau s'y aventurent. Pour bien comprendre, faut s’engeuler avec lui s’est plus marrant ;-), car effectivement, la réflexion sur le bien fondé de cette démarche n'est pas simple et peut introduire des avis divergeant :

    - Sécuriser les voies de manière à permettre au plus grand nombre de les parcourir au risque d’aseptiser la paroi qui, finalement, l’est certainement déjà bien assez ?…

    - Virer toutes les protections pour ne réserver les voies qu’a l’élite de la grimpe capable d’engager en grimpant sur coinceurs ?… ce qui peut être, permettra de préserver un site sur le long terme mais qui rime finalement à renvoyer la plupart d’entre nous payer une somme démesurée pour grimper sur une parois factice et surpeuplé et indirectement, à contribuer à l’enrichissement d'une multinationale frontalière qui ne voient dans l’escalade qu’un moyen supplémentaire de s’enrichir ? (je sais, j'exagère toujours un peu !)

    Bref, c’était la minute philosophique, nous n’avons pas la solutions parfaite mais un juste milieu existe certainement et c’est peut être bien celui qui a été trouvé au Salève en permettant à tous de trouver leur bonheur :

    - de belles, dures et grande voies engagées pour les balaises tout maigre ;-)  

    - des voies historiques, typiques, aérienne… plus ou moins patinées… tout en restant dans un niveau de difficulté accessible pour les aventuriers grassouillets comme moi ;-)  

    - des blocs pour les d’jeunes  

    - des couennes à l’équipement nickel pour bosser la difficulté… d'ou le lien avec le canapé qui reste LE secteur de prédilection pour ça !  

    Je ne vais pas représenter un secteur quand toutes les infos sont téléchargeables gratuitement sur le net, cet article est donc surtout un clin d’œil à notre prise de bec avec Michel et sert à saluer, si c'était nécessaire, le remarquable boulot que lui et ces comparses ont effectué depuis 1986 ! 

    Je ne vais donc pas raconter des conneries et vous laisse faire un saut au lien suivant :

    http://tambalotti.fr/topo_canape/default.html

    Remarque subsidiaire : si vous continuer à longer le pied des voies vous arriverez bientôt sur une vire aérienne : voir article Canapé et Bucherons dans la rubrique Via Corda !

    A+ et merci pour ton boulot, ta franchise et ta remarque ;-)


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  • « Une grand classique pour qui n’est pas effrayés par les fissures et le rocher patiné… » disait le topo de B. WIETLISBACH. Cette voie a été la première à me faire dépasser les 100m de verticale. Effectivement, même si les relais sont toujours relativement confortables, il s’agit bien d’une belle ligne droite de 4 longueurs plein gaz qui s’élève dré vers le sommet de l’angle formé par la paroi des Morgans et la Face Ouest. Elle a été ouverte en 1953.

     

    détail Grand diedre

    Il y a plusieurs départs possibles, aucun n’est très difficile. Dans la 2ème longueur, la paroi se redresse, les fissures apparaissent, les prises sont franches mais, même si c’est du IV+, on commence à bien se mettre dans l’ambiance et le gaz commence à se faire sentir… Un dulfer d’anthologie attend le grimpeur à la troisième longueur… athlétique et engagé vue l’espacement des points… c’est le crux le la voie… quand vous arriverez à la niche de R3, croyez moi, vous soufflerez ! Même si la dernière longueur sous le toit sommital n’est pas moins difficile techniquement, ça engage carrément moins, l’équipement est plus « sérré »… On fini donc plus sereinement par cette petite longueur technique et aérienne. On peut éventuellement prolonger le plaisir avec une 5ème longueur en rejoignant la sortie de la fissure Brown (V+, aérien).

     

    La descente peut se faire en rappel dans la voie mais, habituellement, on descend par le sentier des Etiollets.

     

    Le seul parcours des 2 premières longueurs permet déjà de prendre une belle hauteur ou de s’entrainer aux manips de corde pour relayer. La descente en rappel est un tantinet impressionnante pour qui n’a pas l’habitude de tirer des rappels sur une unique grosse barre en métal juste recourbé à son extrémité (pas d’anneaux).

     

    Cette voie aussi peut se parcourir en solo encordé depuis le haut, je l’ai déjà vu faire… mais il faut alors être équipé d’une corde à simple de + de 100m et fractionner à chaque longueur… une corde statique dois être préférable… !

    Je rajoute des photos la prochaine fois que je la refait !  promis !


    2 commentaires
  • 2 longueurs et un style de grimpe classique pour une voie de difficulté assez homogène… 70m de plaisir pour qui franchira sans trop en chié le crux en VIa (au niveau du premier relais facultatif, 5m sous R1). Bon… les prises sont tout de même un peu patinées...

     L’atout de cette voie ouverte en 1943 est qu’elle peut se parcourir en solo encordé depuis le haut (on monte alors par le sentier des Etiollets). Une bonne alternative quand on est seul, qu’on a envie de grimper, mais qu’on n’aime pas le bloc ! La corde à simple de 70m suffit, il faut fractionner au moins sur R1.

     Les Morgans ! Ma première "Grande Voie" ! Une belle classique bien équipée, un peu patinée par endroit !


    La descente peut se faire en rappel dans la voie mais il faut alors prévoir le renouvellement des anneaux de corde.



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  • Une grande classique… très ludique…

    Le parcours de cette arête vous laissera des souvenirs impérissables… en effet, le franchissement de la faille est marquant : un fort courant d’aire froid remonte de la faille, augmentant l’impression de vide, au moment où vous descendez dans celle-ci pour vous retrouvez, pendu par un bras, en train de faire le grand écart et batailler pour poser un pied de l’autre coté… c’est pas fini, la petite plateforme que vous avez réussi à atteindre n’est pas très spacieuse est légèrement pencher vers le vide… encore un effort et vous vous rétablissez au relais sur une plateforme plus confortable qui marque un retour à une grimpe un peu plus traditionnel… C’était juste du V mais vous avez quand même été décontenancé et avez un peu transpiré… bazar… la grimpe au Salève quoi !

     L'arête des étiollets. On devine le passage dans la faille !


    L’ensemble du parcours est très bien équipé et ne dépasse pas le V-. Seule la première longueur est en V+ mais elle peut s’éviter en grimpant un ressaut facile à droite du départ. On est alors sur le sentier des Etiollets, au niveau de la faille, une petite vire conduit facilement à R1. Une autre vire permet de s’échapper au niveau R4, sans intérêt.

     

    La descente se fait par le cirque des Etiollets : après avoir descendu le câble, le sentier sinue plutôt sur la droite du cirque. Attention aux chutes de pierres déclencher par vous-mêmes, par d’autres grimpeurs, ou encore par les chamois.

     

    Si on veut « juste prendre l’air » on peut tout simplement grimper au sommet de la Roche Fendu (R2), siroter une bière en papotant et en profitant des derniers rayons du soleil qui se couche sur le Jura, puis redescendre en tirant un rappel « obscur » dré-dans-la-faille (Gros anneau / 30m / attention aux chutes de pierres).

    boubourse pour son premier rappel ! Dans la faille... la photo est floue... comme le gars...



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  • Suite logique de la « Jaune » (pour l’itinéraire autant que pour le style de grimpe), ce parcours suit la grande faille qui barre la face des « pâturages ». Un autre accès délicat et instable est possible par les bois à l’aplomb du « Balcon », il y a un pas d’escalade à faire au début. Toutefois, au regard de la grosseur du bloc que j’ai involontairement décroché une fois et qui m’aurait emporté si je n’avais pas plongé sur le coté, je ne conseille pas cette approche !

     

    135m de grimpe, + de 180m en commencant par la Jaune... déjà une hauteur bien respectable !

    L’itinéraire, parcouru pour la première fois en 1905 par le célèbre Félix « Tricouni » Genecand, est on ne peut plus évident jusqu’au dessus du gros bloc coincé dans la faille. Le départ sous le balcon est une dalle en V+ patinée d’une dizaine de mètres. Après on suit relativement aisément le bord de la faille en ramonant, la difficulté n’excède jamais le IV+ et l’équipement est bon. Arrivé sous le gros bloc on ramone la sorte de cheminée entre lui et le fond obscurs de la faille… vous l’avez deviné, l’ambiance est particulière ! R3 se fait sur le gros bloc qui forme à cet endroit une jolie terrasse perchée à plus de 200m au dessus du plancher des vaches.

     

    L2, le décor est planté...

    Après R3, il y a 2 possibilités « normales ». On peut passer de suite sur la face du Salève pour sortir par les « Pâturages » (VIa aérien) ou continuer sur le fil de l’arête presque jusqu’au sommet, contourner le ressaut sommital par l’intérieur de la faille et passer sur la face du Salève pour sortir par « préliminaires ». L’itinéraire un peu plus atypique que j’ai emprunté 2 fois est une variante de « Tunel Pass supérieur ». Après R3, il faut juste suivre l’arête sur 5m puis traverser de niveau direct dans la faille… ambiance « crevasse » assuré… équipement inexistant… y a bien moyen de stresser un peu… on débouche 40m plus loin... en tirant un petit rappel expo le long de l'autre bord de l'arête, on débouche vers « Hélicoïdal »... un passage du même type en beaucoup plus facile qui, lui, débouche en bas du dévaloir de la Mule. On rejoint alors la « Nationale » on sort par le haut ou le bas…

     

    L4, avant de bifurquer dans le ventre de la montagne !

    Dans tout les cas le parcours de cet itinéraire nécessitera au moins une après-midi (Le matin, la face est à l’ombre… ça caille…)… prévoyez la lampe frontale… au cas où !


    Variante "TunnelPass" sur coinceurs après le relais sur le gros bloc coincé... Stressant... L'impression de grimpé dans une crevasse...
     




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