• Après la promenade , la photographie, la désobstruction, le rééquipement,... j'ai eu le plaisir de gouter aux joies de la topographie souterraine !!!

    Cette facette de l'activité peut paraitre ingrate à première vue car, pour 20h de relevés topographique sous terre, effectué à la vitesse de l'escargot et dans des conditions pas toujours confortable... il en faut au moins le double derriere l'ordi pour obtenir un résultat potable !!! ... mais pour moi c'est ce qui en fait le charme !!!

    A titre d'exemple, je vous livre ici mon premier travail... C'est la topo de la grotte de l'Anniversaire que je présente dans un autre article... rien à voir avec le Salève mais bon, j'ai pas encore fait de première sur notre bien-aimée montagne alors en attendant ...

    Topographie souterraine

    En y travaillant on se rend compte que faire de la topo, c'est plutôt valorisant car c'est le seul vrai moyen de faire exister la cavité aux yeux de ceux qui ne l'on pas parcouru... Effectivement, je peux bien vous raconter qu'après un P18 et qqs ressauts il faut s'engager dans un méandre peu commode où après 2 étroitures un petit actif vous rafraichi les idées mais que c'est le passage obligé vers le P14 de la première et qu'après 30m de gros méandre c'est encore pire qu'au début tellement la glaisse est collante et les étroitures infames... bref... un beau dessin vaut tout de même mieux qu'un long discours.

    Mais attention, pour le faire ce beau dessin, faut pas se la jouer artiste en herbe... faut plutôt jouer au géomètre... c'est là que ça ce complique !!!

     Pour se donner une idée du genre de notes à prendre !!!

     Le principe de base des relevés est toujours le même : on trace la "centerline" en 3D de la cavité grâce à une successions de visées. Entre chaque station on relève : la distance, la pente (positive ou négative) et l'azimute. Pour ce faire, 3 outils : Le décametre (ou mieux : le lazer-metre), le "clino-metre" et la boussole. A chaques stations, il est interressant de relever la distance au sol, au plafond, à droite et à gauche, de la centerline. En combinant les données, on obtient alors un cheminement en volume qui donne déjà une bonne idée de la cavité. Pour parfaire l'exercice, il faut maintenant faire un habilage le plus détaillé possible de ces volumes... enfin, l'artiste peut donc s'exprimer en relevant une successions de petit croquis...

     David aux instruments  

    L'avantage de la deuxieme partie du boulot... c'est que l'on n'est pas obligé d'enfiler les bottes et la combi pour travailler derrière l'ordi... ça peut très bien se faire en caleçon avec une petite Kro pendant que les filles dorment et que la maman regarde "Plus Belle La Vie" :-)... bon vu que la série ne dure que 30min il va quand même falloir cumuler les soirées... surtout si on ne veut pas se limiter à la topo mais aussi en faire le report-surface sur une carte IGN pour voir dans quel direction la cavité évolue et éventuellement spéculer vers les jonction possible avec d'autres trous...

     Ma pomme aux notes

    ... j'suis pas sorti de l'auberge avec mes 2 maheureux dessins... y a encore du pain sur la planche !!!

    ... Merci aux collègues du SCASSE pour l'aide sous terre et derriere l'ordi.


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  • Ce gouffre est théoriquement l'entrée amont de la rivière souterraine qui passe au fond du Gouffre de Bellevue à -160 et qui ressort à Aiguebelle à Etrembières... (... du moins on espère)


    La conduite forcée du fond !!!

    Il figurait déjà dans les pages du livre le "saleve souterrain" de JJPitard mais était alors de dimensions très réstreinte. C'est en 2008 que quelques fouineurs du SCASSE ce sont attelés à la désobstruction. "Quelques" scéances plus tard, la profondeur sera passé de -7m à environ -55m, faisant de l'Aven d'En-Haut-La-Vy un gouffre digne de ce nom.

    Malgré quelques verticales et étroitures déjà serieuse, la progression n'y est pas très difficile. Toutefois, attention ! Le principal piège de ce gouffre est le CO2. Sournoissement, dans ce trou, l'air a toujours très rapidement manqué, obligeant même quelque uns des explorateurs pourtant averti à abandonner, sacs et ambitions, pour évacuer d'urgence en suffocant. Les scéances de désobstructions ne peuvent donc désormais se faire sans un bon système de ventilation.

    Début 2011 nous avons réentrepris d'extraire le sable de la belle conduite forcée du fond... mais celui ci la rebouche à chaque crue... noyant par la même occasion la zone jusqu'à la moitié du dernier puits !!!

    ... il reste donc encore bien des mistères à éclaircir dans cette mysterieuse aven !!! Sûr que nous ne sommes pas au bout de nos suprises... tant mieux !!!

     http://scasse74.free.fr/viewtopic.php?f=5&t=6298


     



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  • Si vous vous sentez l'âme d'un naturaliste, vous ne serez pas déçu !!! Vous allez vite vous apercevoir que la faune du Salève est très variée !!!

    Du classique chamois...

    1 des 12 chamois de la carrière du Salève à Etrembières

     

    ... Au Grand Rhinolophe... (A vous de trouvez la grotte dans laquelle j'ai pu la photographié) (L'autre Chiroptère est une "Sérotine de Nilsson" que j'ai eu la chance d'observé un peu plus loin que le Salève, à Sous-Dine). Le "CORA Faune Sauvage" travaille sur le recensement des chauve-souris du Salève en partenariat avec le "syndicat mixte du Salève" jusqu'en 2011.

    Même si la photo est un peu floue, on ne peut pas louper la "feuille nasale" en forme de fer à cheval du Gd Rhinolophe.Sérotine de Nilsson dans la montagne de Sous-Dine

    Grand Rhinolophe prêt à hiberner dans une des grottes décrites en rubrique spéléo... à vous de trouver laquelle !Barbastelle en préparation d'hibernation

     

    ... en passant par la gluante salamandre.

    Une sortie par temps humide peut être l'occasion de cette sympathique rencontre

     


     

     



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  • C'est une des cavités les plus connue du Salève... même si c'est loin d'être la plus grande. Pour s'y rendre il faut emprunter la route entre La Croisette et St Blaise. Se garer sur le parking du restaurant du même nom et marcher 5 min maxi tout droit dans les bois... parfais pour une micro ballade familiale ou digestive... ou les 2 !!!

    Jeux de lumière

    Malgré son développement restreint, cette "Tanne à Damon" est intéressante. Elle est composée de 2 salles au sol jonché d'éboulis et de plusieurs diverticules plus au moins spacieux. Une flaque d'eau, pseudo-siphon, habite le fond de l'un d'eux, ce qui laisse présager d'une activité hydrologique encore aujourd'hui... même minime.

    1re rando souterraine en famille !!!

    La saison la plus intéressante pour s'y rendre est l'hiver, quand d'innombrables concrétions de glace se sont formées. Attention, en cas de neige, la route est fermée... depuis La Croissette, la ballade est alors plus "sportive" (2h30 A/R) mais d'autant plus sympa.


    Topo de la grotte du diable

    Avant de repartir, faite également un saut aux Pitons, point culminant du Salève (10min de marche)... Panorama d'exception garanti !

     

     

     

     

     

     

     


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  • Si cette cavité figure dans les pages de ce blog c'est que désormais, elle tient, à plusieurs titres, une place particulière dans ma vie d'apprenti spéléologue !

    contre jour hivernale


    Ce trou ce situe en bordure du plateau de plaine-Joux, sur la commune d'Onnion, a peu près sur la même ligne que la grotte de Megevette (décrite dans un autre article). Une première partie du trou est horizontale mais si on veut pousser l'exploration un peu plus loin, il faut rapidement s'équiper pour plonger le long d'une première corde de 18m... nous voilà donc à ma première attache sentimentale à ces lieux : c'est dans ces puits qu'a réellement commencé mon initiation à la spéléo vertical... merci Hervé !


    ... ça caille déjà moins... cette portion de méandre m'a donnée un coup d'chaud la première fois, surtout à la remontée !!! ... oui, oui... on est bien debout !!!

    Depuis quelques années cette cavité est en effet régulièrement fréquentée par les membres du SCASSE pour l’initiation à la progression sur corde. Le parcours n’y est pas pour autant facile. Après une petite cinquantaine de mètre de descente en "escalier" où s'alternent puits et portions de méandres, tantôt étroit, tantôt large et ébouleux, on arrive au bas d'une diaclase... terminus a -38m depuis de nombreuses années. C’est la partie topographié de la cavité par le Spéléo Club des Mémises (Topo publié dans le Spéléalpe n°16)

     

    Parallèlement à ces « visites », notre cher président de club, descendait régulièrement dans ce trou histoire de gratter à droite et à gauche pour trouver la suite… En avril 2010, Jean-Pierre progresse seul à plusieurs reprises dans un méandre étroit et agressif qui me laissera bientôt toutes une série de souvenirs bleutés un peu partout sur le corps. Il effectue une de ces « pointes » en compagnie de deux autres membres du club, Hervé et Clémentine.

     

    Dans le jargon spéléologique, faire une « pointe » signifie que l’on a découvert une suite, que l’on a progressé dans une partie de la cavité jusqu’alors inconnue. Souvent, ces « pointes » ne sont possibles qu’après un long travail de désobstruction où il faut dégager les matériaux qui encombrent un boyau ou élargir des petites étroitures à l’aide d’un perfo et de petites charges explosives. (Technique nommé « Tic-Boum »). Une désobstruction est prometteuse lorsqu’elle est parcourue par un courant d’air… ce qui signifie que la cavité débouchera, tôt ou tard, quelque part…


    Un joli exemple de surcreusement... pour la petite histoire, la corde devant servir à descendre du puit nous échappera et s'arrêtera 2m plus bas... nous la récupérerons tant bien que mal... ouf... la pointe est sauvé !
     

     

    Le 24 mai 2010, Après avoir fait les 9/10eme du boulot… Jean-Pierre m’obligera presque à changer mon emploi du temps pour que je l’épaule dans son aventure du jour… cela va s’en dire, je le suivrai très volontiers car, lors de sa dernière sortie il s’est arrêté au sommet d’un puit d’une hauteur qu’il estime à une dizaine de mètres et qu’il n’a pas descendu faute de matériel et de temps pour agrandir l’orifice !

     

    On en vient ainsi aux autres liens sentimentaux qui me lies à ce petit gouffre… ce jour là, pendant que Jean-Pierre fait péter ses pétards pour agrandir plusieurs passages, je serais mis à contribution pour équiper un ressaut d’environ 3m avec une échelle et ce fameux puit avec une corde de 15m… il faut percer… fixer les amarrages au bon endroit… une première pour moi !!! Pourvu que ça tienne... sinon…

     
    Un bel élargissement du méandre nous permet de descendre 3m d'un coup... j'équipe le passage avec une echelle pour facilité la remontée.

     

    Enfin, on s’équipe. Jean-Pierre descend le puit en premier, la corde s’arrête à 50 cm du sol... ouf... le puit fait 14m. Bon prince, mon compagnon, qui m'attend au pied de la corde, me laisse le privilège de passer devant pour la suite… un méandre large et glissant où on progresse en opposition. Environ 30m et quelques ressauts plus loin, nous sommes bloqués par un bouchon glaiseux… du travail en perspective !!! Mon Altimètre indique -70m mais une bonne marge d’erreur est à considérer… allez… on a qu’à dire -60m… Jean-Pierre nous aura mener au moins 22m plus bas que l’ancien terminus… bravo !!! Et merci !!!


    En bas, c'est l'inconnu... personne n'a jamais posé c'est bottes en bas de ce puit... faudra qd même élargir l'entrée !!! 


    Nous arroserons ma première "pointe" avec... une canette de COCA... oui, oui, de Coca... ça y est, j'ai commencé à proscrire l'alcool de mes sorties souterraines !!!

    La remontée sera épique, l’entraide sera salutaire… mon guide est septique… moi je suis heureux… (ma femme, elle, s’impatiente…) les dernières lueurs du jour nous accueillent à l’air libre, nous avons passé… 12h30 dans ce trou… cool !!!

     

     

    Au début, il m’a été difficile de comprendre pourquoi certains de mes collègues du club passaient autant de temps à creuser dans des trous « merdiques » plutôt que de visiter de belles grottes larges et concrétionnées. Seulement voilà… comment ne pas prendre goût à cette sensation étrange, mélange d’adrénaline et d’appréhension, d’envie de foncée tête baisée et de prudence… cette sensation que l’on ressent lorsque nos bottes laissent les premières traces là où personne n’est jamais passé avant, que nos yeux voient ce qu’aucune autre paire d’yeux ni aucun radar ou satellite n’a jamais observé ou photographié auparavant ???... Un puit vierge de 14m et 30m de galerie, c’est dérisoire mais… Aujourd’hui, après cette première inoculation du virus de l’exploration, je commence à mieux comprendre pourquoi ces acharnés, scientifiques dans l’âme, passent régulièrement plus de 10h sous terre en rampant en en tirant des « kit bag » au poid déconcertant…



    http://scasse74.free.fr/viewtopic.php?f=11&t=6279


    Pour info : L’EXPLO RESTE EN COURS !!! L’équipement est à améliorer IMPERATIVEMENT et plusieurs passages sont à agrandir avant de faire la topographie et de se remotiver pour aller plus loin !!!


    a suivre ...


    ... mars 2011 : Ca y est, j'ai commencé à faire la topo avec David du club. 5h30 de relevés pour 58m de méandre parcouru sur 21m de profondeur. La cote du sommet du P14 est donc -51m, au fond on doit donc plutôt être a -65... Mais depuis peu, JPP a repris la désob et refait un peu de première... -70 donc !!! Je pense que le méandre s'appelera désormais le "Méandre de la Gitane Maïs" en clin d'oeil aux mégots fumés par l'inventeur le jour de la première.

    A+...









     



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